Ah, que je désespère de serrer à nouveau mon cœur sous un ciel étoilé !
La chaleur des draps est étouffante, comme la fraicheur de la nuit est douce.
Si nous devions trembler à ce moment, ce serait du poids enlevé de nos épaules,
Non du vent nocturne pénétrant nos os.
Caresserai-je tes cheveux, ou la brise te les dressera-t-elle en couronne somptueuse ?
Sois donc la reine de ma nuit, cesses tes baisers mais pas tes sourires.
Restes contre moi et regardons les étoiles de nacre piqueter de toutes parts la voûte céleste.
Laisses le vent soulever tes habits.
Laisses la nuit emporter tes soucis.
Laisses mes mains sur ton dos ou sur les tiennes.
Que notre chaleur nous suffise à tous les deux.
Ni alcool ni drogue ni artifice pour nous trahir ou nous aveugler.
Je prendrai pour moi les soucis que tu me diras,
Et tu en seras débarrassée, au moins pour un temps.
Mes sentiments et tes tourments échangés seront moins lourds à porter.
Daigne me rejoindre pour cette nuit,
Qu'elle puisse quitter les brumes des chimères pour la lumière du réel,
Que tes yeux viennent plonger dans les miens, et ne plus refaire surface.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire