L'hiver d'un monde

L'éclat du soleil se ternit bien trop vite à mon goût en ces jours sombres, noircis des querelles déclenchées par des humains incapables de voir le mal qu'ils produisent et le bien qu'ils délaissent.
Ce ne sont donc que des marcheurs aveugles, des pachydermes destructeurs et inconscients, peu au fait de la beauté du ciel d'azur virant au pourpre malsain, de la nouvelle noirceur verdâtre des nuages autrefois chargés de vie liquide ...

Le monde se fissure ...

La danse des êtres d'albâtre

Arrêtes, cesses de la poursuivre sans espoir
Laisses la dans son monde, tu seras mieux ainsi.

Viens avec moi,
Danses sur les cimes,
Virevoltes sur les sommets,
Et touche du front les abysses les plus profonds,
En attendant que vienne notre heure.

Silence de glace

Brrr...
Qu'il est froid,
le silence de celle dont on attend le retour,
Le mur silencieux et vide entre la belle et vous.

Réminiscences d'un prophète

Descendu du ciel
Nimbé de flammes noires
Aux multiples paires d'ailes
Toutes de la couleur de l'albâtre et scintillant de mille feux
En armure d'obsidienne, la tête nue, ses cheveux blonds portés par le vent
Il pointe vers toi sa lame arc-en-ciel
Et c'est le monde entier qui s'embrase

Le bal des dames

Corolles de tissus
Noir, blanc ou rouge
Robes de reines sur corps de princesses
Ballet de soie fine, empreint de délicatesse
Danses langoureuses pour seule promesse

Ce que les femmes ont de divin
Ne réside pas que dans la beauté, pour sûr
Mais il me plait de m'abandonner à les contempler
Dans un jeu dont je ne possède ni règles ni clefs